L’Œdicnème criard en Ile-de-France

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L’Œdicnème criard en Ile de France

SOMMAIRE

  1. Identification et biologie de l’espèce

    1. Identification

    2. Biologie

  2. L’Œdicnème criard en Île-de-France

    1. Méthode

    2. L’Île-de-France : une région propice à l’Œdicnème criard ?

    3. Historique de présence de l’espèce

    4. Effectifs et répartition

      1. Analyse critique des données

    5. Habitats

    6. Reproduction

    7. Alimentation

    8. Migration et regroupement post-nuptiaux

    9. Tendances

    10. Menaces identifiées et état de conservation de l’espèce en Île-de-France

  3. Mesures de conservation

    1. Sites Natura 2000

    2. Programme PRAIRIE

    3. Les réserves naturelles régionales

  4. Conclusion

Introduction

Dans le monde, la famille des Burhinidae regroupe 9 espèces. L’espèce la plus répandue est Burhinus œdicnèmus ou Œdicnème criard (VAUGHAN & VAUGHAN JENNINGS) qui occupe la majeure partie du paléarctique occidental et notamment la France (GAVORY 2009). L’Europe quant à elle constitue moins de 50 % de la répartition mondiale de ce limicole (46 000 et 78 000 couples, BirdLife International, 2004) présent principalement dans le sud du continent (Espagne et France principalement). Il a subi un net déclin entre les années 1970 et 1990, depuis cette date la situation est variable d’un pays à l’autre. Son statut « vulnérable » lui vaut d’être inscrit à l’annexe I de la Directive « Oiseaux » (2009/147/CE)1. La France accueille des effectifs importants avec près de 18 % de la population européenne (sans la Russie), juste derrière l’Espagne. Les effectifs les plus élevés se rencontrent dans les plaines agricoles du Centre-Ouest (1500 et 3000 couples) puis en Champagne (510-900 couples) et en région Provence Alpe Côte d’azur (600 et 900 couples) (Dubois, 2008). Sur l’ensemble du pays, la population est estimée en 2000 entre 7000 et 10000 couples (Dubois, 2008). Elle semble stable dans ses principaux bastions mais montre une tendance à la régression au nord du territoire (Malvaud in Rocamora & Yeatman-Berthelot, 1999). L’Œdicnème est classé comme « quasi menacé » en France.

En Île-de-France, où l’espèce est classée comme vulnérable (CSRPN Île-de-France et DRIEE Île-de-France, 2002), la population se répartit principalement dans les terres agricoles du sud de l’Essonne (Gâtinais) ainsi que dans les grandes vallées alluviales (vallée de la Seine et de la Marne). Les estimations régionales issues du travail de LE MARECHAL et LESAFFRE donnent une fourchette de 30 à 50 couples en 1995. MALVAUD avait retenu pour la région la fourchette de 40 à 80 couples dans son enquête nationale menée entre 1980 et 1993. Ces chiffres, déjà anciens, méritent une actualisation que cette étude va tenter d’apporter.

L’année 2009 a été choisie comme année de référence car les principaux noyaux franciliens de l’espèce ont été prospectés. Cette étude fait la synthèse des données récoltées sur le terrain et tente d’apporter des éléments complémentaires sur l’écologie de l’espèce à la lumière des informations recueillies sur les sites les mieux suivis. Elle cherche également à mettre en évidence les menaces et les tendances de la population francilienne. Enfin, elle dresse le panorama des mesures de protection en place en Île-de-France.

 

1.1                  Identification

L’Œdicnème criard est d’une taille de 40 à 45 cm, il est plus grand qu’un Vanneau huppé. En vol, son envergue est de 77 à 85 cm ce qui rappelle celle d’une Mouette rieuse (MALVAUD). Il se caractérise par ses grands yeux, à l’iris jaune, adaptés à la vision crépusculaire et nocturne. C’est un oiseau marcheur pourvu de longues pattes jaunes qui sont comme enflées au niveau de l’articulation lui donnant son nom qui est d’origine grec « Œdicnème » et qui signifie « jambes enflées ».

Espèce discrète et crépusculaire, son plumage brun strié lui confère un mimétisme parfait avec son milieu. L’Œdicnème criard est identifiable par sa poitrine couleur crème et striée de brun-noir. Les ailes ont une teinte brun-noir et brun avec deux barres claires visibles en vol. Toutefois, quand l’oiseau est posé, on n’aperçoit qu’une bande claire encadrée de noir. Le bec est robuste, jaune à la base, noir à son extrémité. Les deux sexes sont presque identiques. Les jeunes se distinguent des adultes par la présence d’une barre alaire blanche estompée et non réhaussée de noir.

1.2                 Biologie

L’Œdicnème criard (Burhinus oedicnemus) est une espèce apparentée aux limicoles et est originaire du pourtour méditerranéen.

Il fréquente les milieux présentant une végétation rase et clairsemée où il peut voir et se déplacer facilement notamment aux abords de son nid. Ses habitats de prédilection sont les milieux d’aspect steppiques que l’on retrouve ici et là à l’état naturel : dunes sableuses, steppes salées, vasières sèches, gravières des cours d’eau, plateaux pierreux. Progressivement, il s’est adapté à des milieux créés par l’homme : pelouses sèches, pâtures, cultures de printemps, friches, anciennes carrières, aérodromes…(MALVAUD).

En France, il s’agit d’une espèce migratrice arrivant de ses quartiers d’hivernage dès fin février. Notons que parmi la famille des Burhinidae, seul Burhinus oedicnemus est migrateur. De plus, la migration se limite aux populations les plus nordiques de cette espèce (VAUGHAN & VAUGHAN JENNINGS).

Malgré sa discrétion et ses mœurs principalement nocturnes, l’Œdicnème est un oiseau souvent bien connu des populations rurales en raison de son chant (VAUGHAN & VAUGHAN JENNINGS) qui ressemble au courlis et qui lui a valu le nom de « Courlis de terre ». L’adjectif criard symbolise également explicitement la puissance de ses vocalises qui peuvent porter jusqu’à 1 km (MALVAUD).

Les oiseaux nichent à même le sol sur des terrains secs, drainants, caillouteux, à végétation clairsemée (« steppes », terres agricoles nues, friches clairsemées…). La majorité des effectifs français (60%) niche dans des milieux cultivés (MALVAUD). Le nid est une simple dépression garnie de cailloux (voir photos).

Nid de A50 / A57
Nid de A60

L’incubation dure 25 à 27 jours. La ponte comprend généralement deux œufs. Cette caractéristique distingue l’Œdicnème des autres  limicoles  qui  pondent  souvent plus de 4 œufs. Le nombre réduit d’œufs est lié au fait que les adultes nourrissent leurs jeunes pendant plusieurs semaines après l’éclosion ce qui augmente les chances de survie (VAUGHAN & VAUGHAN JENNINGS).  Les pontes ont principalement lieu entre avril et mai, les jeunes sont indépendants deux mois et demi plus tard. Une deuxième ponte est réalisée chez certains couples.

Dès la fin de la période de reproduction, les oiseaux se rassemblent en groupes de plus en plus importants avant de migrer vers le sud (péninsule ibérique, Afrique du Nord) dans le courant du mois d’octobre.

Dans certaines régions françaises l’espèce peut hiverner même si ce phénomène est marginal. Les données concernent principalement le centre ouest, le sud ouest et le sud est de la France (Dubois, 2008). L’Œdicnème se nourrit de diverses petites proies animales telles des mollusques, des insectes, de petits reptiles ou des micromammifères. En plaine agricole, la superficie de son territoire oscille entre 50 ha et 200 ha et parfois davantage en fonction des ressources alimentaires et de la densité des couples nicheurs.

1.1                  L’Île-de-France : une région propice à l’Œdicnème criard ?

Climat et relief

Les exigences écologiques de l’œdicnème (sécheresse, chaleur, milieux steppiques) font que sa distribution et son abondance sont très liées aux caractéristiques climatiques (MALVAUD). La région parisienne bénéficie d’un climat assez sec. Les précipitations y sont inférieures à 800 mm sur tout le territoire. Les zones les plus sèches reçoivent environ 600 mm par an (Sud Essonne, vallée de la Seine dans les Yvelines). MALVAUD met en évidence dans son enquête nationale l’étroite relation entre la pluviométrie et la répartition de l’Œdicnème criard en France. Celui-ci se rencontre principalement dans les secteurs recevant moins de 800 mm par an. L’Île-de-France, par son climat sec, est donc favorable à l’accueil de cette espèce.

En Île-de-France, les températures sont caractérisées par une relative douceur et régularité, autour de 11°C en moyenne. MALVAUD a constaté que la répartition de l’œdicnème en France était très étroitement liée à la zone présentant plus de 30 jours annuels à plus de 25°. La partie est de l’Ile-de-France (Seine-et-Marne et Essonne) bénéficie de température estivales régulièrement au dessus des 25°. A L’ouest, sous l’influence océanique, le climat est plus frais. Le climat de la région globalement plutôt favorable à l’oiseau.

L’Œdicnème criard est un oiseau de plaine. En France, 94% des communes où il est présent sont situées à une altitude inférieure à 200 m (source INPN). L’Ile-de-France est une région de plaines et de plateaux creusés par des vallées plus ou moins profondes. Son relief peu marqué convient tout à fait à cette espèce. L’altitude moyenne est de 33 mètres et oscille entre 11 et 217 mètres. L’altitude de l’Île-de-France se prête bien aux exigences de cet oiseau.

Occupation du sol

L’Île-de-France est l’une des plus petites régions françaises mais est de loin la plus peuplée de avec plus de 11 millions d’habitants soit 966 hab/km². Cette densité de population induit la présence de nombreuses infrastructures urbaines (logements, routes etc.). Vingt pour cent de la surface régionale est occupée par des espaces partiellement ou totalement imperméabilisés. Cette caractéristique du territoire réduit la disponibilité en habitat pour l’Œdicnème criard. Il a par exemple disparu depuis longtemps de Paris et des départements de la petite couronne (MALVAUD). La fragmentation des espaces naturels repousse les populations d’Œdicnème vers la périphérie de la région. Néanmoins, on verra qu’il peut se satisfaire de milieux partiellement urbanisés.

L’Œdicnème criard et l’urbanisation (source INPN)

L’Île-de-France est aussi une région très forestière. Un quart du territoire est occupé par des bois ou forêt, milieux qui ne conviennent pas à l’oiseau. En sommant les espaces urbanisés et les espaces boisés, on peut donc conclure qu’au moins 45 % de l’espace francilien ne peut pas être occupé par l’Œdicnème criard.

A l’inverse, le reste du territoire (environ 55 %) est occupé par les terres agricoles et les espaces naturels non forestiers qui peuvent selon leurs caractéristiques offrir les conditions nécessaires à l’accueil de l’oiseau. En France, les populations d’Œdicnème criard se rencontrent à 60 % dans les milieux agricoles cultivés (MALVAUD). L’Île-de-France est une région agricole occupée par des surfaces importantes de cultures céréalières, d’oléagineux et de protéagineux qui pourraient donc convenir à l’oiseau. Mais MALVAUD rapporte que les vastes étendues de plaines où domine une agriculture intensive associée à la monoculture réduisent considérablement les possibilités de survie de l’oiseau. Il préfère les zones composées de petites parcelles avec une mosaïque de cultures et d’éléments fixes du paysage (bosquets, haies) lui permettant de toujours trouver des milieux dépourvus de végétation pour nicher et des milieux plus denses ou s’abriter. Par conséquent, les grands plateaux céréaliers franciliens (Brie, Beauce) sont peu propices à la présence de l’oiseau.

Géologie et Pédologie

Une des exigences de l’œdicnème est de trouver des terrains séchants capables de se réchauffer rapidement dès les premiers rayons de soleil. L’Île-de-France repose sur un socle sédimentaire qui a donné naissance à des sols de caractéristiques variés. Si l’on croise les connaissances sur la répartition de l’Œdicnème en Île-de-France avec la carte des types de sols réalisée par l’INRA. On peut tirer les conclusions suivantes :

Les sols les plus propices à l’accueil de l’espèce sont :

  • les terrasses de la Seine et de la Marne où l’on retrouve plusieurs types de sols :
    • Basses terrasses : les sols caillouteux, sableux ou limono-sableux, peu épais sur substrat calcaire ;
    • Moyennes terrasses : Les sols sableux ou sablo-argileux, acides, localement rubéfiés, à substrat calcaire
  • sur les plateaux agricoles
    • les sols limono-argileux, caillouteux calcaires, peu épais sur substrat calcaire principalement présent dans le sud Essonne et le Gâtinais ;

Ailleurs, les plateaux agricoles sur sols limoneux épais et humides à substrat d’argile sont peu favorables à l’espèce (plateaux du Pays de France, de la Brie, du Vexin, du Mantois, de l’Hurepoix) même si quelques données existent ici et là à la faveur d’hétérogénéité locale (poches sableuses, affleurements calcaires).

En conclusion, on peut dire que l’Île-de-France, avec ses grands plateaux céréaliers composés de sols limoneux, humides et profonds ne présentent pas une pédologie très favorable à l’accueil de l’espèce. Ce sont dans les vallées que les conditions édaphiques sont les plus propices et sur les plateaux du sud Essonne où le sol est peu épais et caillouteux.

1.2                  Historique de présence de l’espèce

On connaît peu de chose sur l’historique de la présence de l’espèce en Île-de-France. Les sites archéologiques inventoriés n’ont pas recelé de traces de cette espèce (source INPN). Elle a probablement colonisé la région au moyen-âge à la faveur des défrichements et des mises en cultures des espaces boisés. Il est intéressant de noter qu’en 1854, Sinety le jugeait très commun dans les plaines de Seine-et-Marne (MALVAUD).

1.3                  Effectifs et répartition

La population francilienne est évaluée entre 160 et 213 couples ce qui représente environ 2,1%2 de la population française. Il est absent de Paris et des départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val de Marne). Il est nicheur dans les Yvelines, l’Essonne et la Seine-et-Marne. Au regard des données collectées, il ne semble pas présent dans le Val d’Oise.

En Île-de-France, on distingue 4 noyaux principaux de population (voir carte) :

  • La vallée de la Seine en aval de Paris qui regroupe environ 1/3 de la population francilienne (47-58 couples). Cette population est relativement isolée. Néanmoins, on peut penser que des communications sont possibles avec la population normande dont un noyau est présent dans la boucle des Andelys située à 25 km en aval (voir carte). C’est une population relativement étalée le long de la Seine mais dont le bastion principale se trouve dans les boucles de Moisson et Guernes (34-41 couples). Ce secteur présente d’ailleurs des densités remarquables au niveau national. Les autres couples s’égrènent le long de la Seine à la faveur d’habitats favorables (13-17 couples) mais ils subissent une concurrence forte avec l’urbanisation.
    • La vallée de la Seine en amont de Paris dans le secteur de la Bassée, les données recueillies donnent une fourchette de 18 à 26 couples mais cette estimation est probablement en dessous de la réalité (comm pers, JP SIBLEY). Cette population est le prolongement de la population présente dans l’Aube (voir carte), où l’on comptait dans les années 90 entre 180 et 250 couples (MALVAUD).
    • La vallée de la Marne entre Jablines et Changis-sur-Marne  où  se  reproduisent entre 30 et 47 couples. En dehors du petit noyau de l’aéroport de Roissy avec lequel

2 Le pourcentage a été calculé en faisant le rapport du médian de la fourchette de la population régionale avec le médian de la fourchette de la population au niveau nationale (chiffres de Dubois 2008)

des relations sont possibles, cette population est isolée. En effet, les territoires les plus proches se situent dans le sud du département à 60 km, en Champagne à 70 km, dans l’Oise à 70 km, dans l’Aisne à 90 km (voir carte).

  • Le sud du département de l’Essonne entre les vallées de la Juine et de l’Essonne surle plateau agricole de la Beauce et du Gâtinais Français où la population est estimée à une cinquantaine de couples en 2009 (REY G. & al, 2009). Cette dernière semble stable depuis 2008. Cette population est en étroite relation avec la population présente dans le nord du département du Loiret (45) notamment dans les environs de Pithiviers où de nombreux couples ont été observés nicheurs sur des parcelles agricoles limitrophes aux communes du sud Essonne (voir carte).

On note également l’existence de deux noyaux secondaires :

  • Dans le Gâtinais entre Mondreville et Guercheville, on pense qu’un minimum de 6 à 10 couples fréquente ce secteur. Cette population est le prolongement nord de la population du Loiret. MALVAUD l’estimait dans son enquête nationale à une vingtaine de couples.
  • Sur le plateau de la Brie à l’ouest de Provins, quelques données ponctuelles laissent penser à l’existence d’une petite population de moins de 10 couples. Là encore, il s’agit de la fourchette basse (comm pers, J.SAVRY).

Enfin, quelques populations isolées existent dans des effectifs variables :

  • une population est installée depuis de nombreuses années dans les friches de l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, 5 à 10 couples fréquentent le secteur.
  • Quelques individus fréquentent l’aéroport de Toussu-le-Noble dans les Yvelines (LALOI), une observation rapporte la présence d’un couple au sud de Fontainebleau sur la commune de Bourron-Marlotte. Cette population semble être en position d’isolat dans la région.

Dans ces secteurs, des prospections plus poussées permettraient d’en savoir plus sur la taille des effectifs présents.

Tableau 1 : Tableau récapitulatif de la population d’Œdicnème criard par zone géographique

    Département  Zones géographiquesEstimation du nombre de couplesPourcentage population régionale (%)  Grands types d’habitats
MinMax
  78  Vallée de Seine en aval de Paris  47  58  28,15%Carrières alluvionnaires, friches et terres agricoles
78Aéroport de Toussus-le-Noble120,80%Friches prairiales
77Vallée de Seine en amont de Paris = Bassée182611,80%Terres agricoles
77Gâtinais entre Mondreville et Guercheville6104,29%Terres agricoles
77Plateau de la Brie à l’Ouest de Provins393,22%Plaine agricole cultivée
  77  Vallée de la Marne  30  47  20,64%Carrières alluvionnaires, friches et terres agricoles
77Commune de Bourron- Marlotte010,27%Terres agricoles
91Sud de l’Essonne505026,81%Terres agricoles
93Aéroport Charles-de-Gaulle5104,02%Friches
Total du nombre de couples recensés160213 

Nb : le pourcentage a été calculé en faisant le rapport du médian de la fourchette de la population de la zone géographique concernée avec le médian de la fourchette de la population au niveau régional

2.4.1 Analyse critique des données

Vallée de la Seine aval

C’est un secteur très suivi par Gérard BAUDOIN, ornithologue, depuis 1977.

Entre 1977 et 1991, le suivi de la population est limité aux sites connus des boucles de Moisson et de Guernes. En 1992 et 1993, dans le cadre de l’étude de F .MALVAUD, une prospection systématique des milieux favorables le long de la Seine a été réalisée par BAUDOIN et MALVAUD, de Carrières-sous-Poissy à Freneuse incluant les plateaux surplombant la Seine. En 1993 et 1994, une étude approfondie de la population des Boucles de Moisson et de Guernes est réalisée par BAUDAT, BAUDOIN et MALVAUD. (PASSER Volume 31 (Tome 3 et 4) – L’Œdicnème criard dans les Boucles de Moisson et Guernes (1994) – F. BAUDAT – G BAUDOIN – F MALVAUD).

On peut considérer que 1993 est le point zéro de la bonne connaissance de la population d’Œdicnème en Val de Basse Seine (de la Boucle de Triel à la Boucle de Moisson).

Depuis, Gérard BAUDOIN réalise un suivi annuel très régulier des populations connues, avec une attention plus particulière sur les Boucles de Moisson et de Guernes, et des prospections plus ponctuelles sur tous les sites où l’espèce est susceptible de s’installer.

En 1998, 2002 et 2007, une prospection complète de Poissy à Freneuse a été réalisée, fournissant ainsi des données précieuses sur l’évolution de la population d’Œdicnème dans le Val de Basse Seine.

En 2009, la réalisation du DOCOB ZPS « Boucles de Moisson, Guernes et forêt de Rosny » a permis d’accentuer les prospections et d’aboutir à des chiffrages quasi exhaustifs de la population. Les chiffres présentés pour les Boucle de Moisson et de Guernes sont donc d’une

bonne fiabilité. Concernant le reste de la Vallée de la Seine, le suivi à été réalisé de façon plus ponctuelle par G. BAUDOIN. Les données provenant de la Boucle de Chanteloup proviennent en majorité de LEBOSSE. Tous les secteurs fréquentés par l’Œdicnème n’ont pas pu être visité en 2009, mais l’on été entre 2007 et 2010.

Suivi local des populations d’Œdicnème criard

Suivi national des populations d’Œdicnème criard


   

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